Cadre sectoriel

Les principales problématiques :

  • Des ressources en eau relativement abondantes mais inégalement réparties sur le territoire.
  • De fortes teneurs en sel et en fluor dans certaines nappes du centre du pays, en fer dans les régions de l’Est et un risque de teneur élevée en mercure et arsenic dans les zones d’orpaillage du sud-est.
  • Des pollutions bactériologiques fréquentes de l’eau dues au manque d’assainissement, aux ouvrages hydrauliques non améliorés et peu entretenus ainsi qu’aux pratiques et dispositifs de transport et de stockage de l’eau à domicile.
  • Un faible taux d’accès à l’assainissement en milieu urbain et rural
  • Des disparités inter et infra régionales importantes d’accès et de desserte en eau potable en milieur rural
     

Les défis majeurs à relever 

  • L’amélioration de la prise en charge qualité de l ‘eau
  • L’amélioration de l’accès à l’eau (extensions de réseaux, branchements domiciliaires, amélioration des conditions d’exhaure …)
  • La bonne exploitation et la maintenance des réseaux AEP et la réduction des pertes en eau.
  • Le renforcement de la gouvernance et l’implication des usagers et des collectivités territoriales dans le suivi et la régulation du secteur
  • Le développement et le renforcement de l’ensemble de la chaîne de valeur de l’assainissement : accès, collecte/ transport, dépotage et traitement ;
  • Amélioration de la qualité des ouvrages au niveau familial


 

Cadre juridique 

  • L’eau et l’assainissement sont du domaine de compétence de l’Etat,
  • Code de l’eau : Loi n° 81-13 du 4 mars 1981 portant Code de l’Eau (révision en cours pour intégrer le principe de la GIRE)
  • Loi n° 2008-59 du 24 septembre 2008 portant organisation du service public de l’eau potable et de l’assainissement (SPEPA)
  • Loi n°2014-13 du 28 février 2014 portant création de l’OFOR pour la gestion du patrimoine hydraulique en milieu rural du Sénégal
  • Décret n°2017-142 du 25 janvier 2017 portant transfert des missions et du patrimoine de la Direction de l’Exploitation et de la Maintenance (DEM) à l’OFOR
  • La Lettre de Politique Sectorielle de Développement (LPSD) 2016-2025

 

Les principaux modes de gestion du service de l’eau et de l’assainissement
 

Eau potable en milieu urbain : l’Etat a confié les infrastructures à une société publique de patrimoine – la Société Nationale des Eaux du Sénégal (SONES) - et l’exploitation est confiée sous convention d’objectifs à un opérateur privé – La Sénégalaise des Eaux (SDE) dans les centres urbains supérieurs à 10 000 habitants (66 centres).

Eau potable en milieu rural : l’Office des Forages Ruraux (OFOR) gère le patrimoine de l’hydraulique rurale. Des délégations de services publics (production, maintenance et distribution de l’eau) à des opérateurs privés sont en cours sur huit (8) grands périmètres. Dans cette phase transitoire, la gestion technique et commerciale des nouvelles SAEP est assurée à travers un contrat de gestion entre un comité de pilotage (commune, usagers, organisations socio-professionnelles) et un gérant (personne morale).

Assainissement urbain : l’Office National de l’Assainissement du Sénégal (ONAS), est l’opérateur public en charge de la maîtrise d’ouvrage, de l’exploitation, de la maintenance et du développement des installations collectives et individuelles d’assainissement d’eaux usées et pluviales dans les grands centres urbains.

Assainissement rural : le sous-secteur est piloté par la Direction de l’Assainissement. Dans la nouvelle stratégie (2016), l’accent est mis sur la génération de la demande en assainissement et le développement d’une offre privée. Le ménage est au cœur du dispositif. Une décentralisation progressive de la compétence est envisagée.

Les performances du secteur 2017 (synthèse issue de la révue sectorielle conjointe d'avril 2018 )
 

La première revue sectorielle conjointe du Ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement, dans le cadre de l’agenda 2030, a fait, début avril, la synthèse des performances et les perspectives de la mise en œuvre de l’objectif de développement durable (ODD6).

La Cellule de Planification, de Coordination et de Suivi des Projets et Programmes (CPCSP) qui fusionne la CEP et la CC-PEPAM, a présenté le bilan réalisé par le secteur en 2017, auprès de l’ensemble des acteurs du secteur (gouvernement, collectivités locales, ONGs, société civile, secteur privé, associations d'usagers et de consommateurs, partenaires techniques et financiers, etc..)

La CPCSP pilote essentiellement quatre programmes majeurs du ministère i) Gestion intégrée des ressources en eau (PGIRE), ii) Accès à l’eau potable (PAEP), iii) Assainissement et gestion des eaux pluviales (PAGEP) et iv) Coordination sectorielle et gestion administrative.

L’enquête ménage sectorielle menée par l’ANSD en 2017 a permis de présenter les résultats suivant les cibles OMD. Le bilan confirme et affiche un dépassement de la cible pour l’accès à l’eau potable et une hausse de +3,6% sur le taux d’accès global à un assainissement amélioré. L’exercice de rapportage de la situation d’accès à la référence de développement durable donne pour l’hydraulique rurale un taux ODD de 79,1% contre 91,3% par rapport aux critères des OMD.

Hydraulique urbaine - 2017

 

Hydraulique rurale - 2017

Taux en rapport aux cibles

OMD

Taux en rapport aux cibles

OMD

ODD

Taux d’accès global

98,5%

Taux d’accès global

91,3%

79,1%

Taux d’accès par branchement privé

90,3%

Taux d’accès par adduction d’eau

79,3%

 

Taux d’accès par borne fontaine

8,4%

Taux d’équipement en pompe doseuse

6%

 

 

Assainissement rural : De bons points pour l’accès aux équipements améliorés

Le taux d’accès à des installations sanitaires adéquates s’établit à 42,3% (Enquête ménage sectorielle / ANSD en 2017) contre 38,7% en 2016 (EDS-continue) soit une hausse de 3,6 points. Cette performance est le fruit d’une mobilisation financière (2,5 milliards décaissés sur les 5,3 milliards mobilisés) dont 80% est subventionnée par l’Etat sur la période. Les autres résultats se présentent ainsi :

Assainissement - 2017

Rural

Urbain

Défécation à l’air libre (DAL)

29%

4%

Latrines non améliorées et/ou partagées

29%

28%

Latrines améliorées

42,3%

67%

Pour plus d’informations : Télécharger la présentation de la Revue 2018


Contacts :

Ana Sánchez
sanchez@pseau.org

Dame Ndiaye 
dame.ndiaye@pseau.org