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Les Syndicats des eaux SEAFF (1) et SFL (2) gèrent les compétences eau potable et assainissement d’un bassin de 200 000 habitants, répartis dans une soixantaine de communes de la vallée de la Fensch en Lorraine, Région Grand Est. Engagés dès 2006 au Vietnam, ils déploient depuis 2018 un vaste programme de coopération décentralisée avec le Comité Populaire de la Province de Binh Dinh (Gia Lai depuis 2025), portant sur le développement et l’appui à la structuration des filières d’eau potable et d’assainissement.
De leurs premiers pas au Vietnam à l’établissement d’une coopération humaine et technique durable…
Dès la promulgation de la loi Oudin-Santini en 2005, le SEAFF et le SFL décident de s’inscrire dans cette démarche de solidarité internationale et de partager, de manière mutualisée, leur savoir-faire dans les domaines de l’eau potable et de l’assainissement. Ils entendent ainsi mettre leurs compétences en commun au service de la coopération. Vivant sur un bassin ayant connu des difficultés économiques suite à la fermeture des mines de fer et des Hauts- Fourneaux, ce territoire lorrain a toujours eu à coeur d’agir ensemble et d’être solidaire avec d’autres territoires en difficulté. En 2006, le Vietnam a été choisi pour concrétiser cet engagement. Pendant 10 ans, une première coopération axée sur le développement de l’accès à l’eau potable a été mise en oeuvre avec la Province de Quang Tri, province située au centre du pays. Le SEAFF et le SFL y contribueront notamment à l’élaboration d’un schéma directeur de renforcement de l’alimentation en eau potable, qui aboutira à des travaux d’extension des réseaux et des stations d’eau potable de Dong Ha, la capitale provinciale.
En 2017, les syndicats décident d’étendre leurs actions de coopération vers une autre province et de mettre davantage l’accent sur l’assainissement. Après un appel à partenariat, diffusé par l’intermédiaire du Ministère des Affaires étrangères vietnamien auprès des 63 provinces du pays auquel pas moins de 21 provinces ont répondu, les syndicats choisissent la Province de Binh Dinh comme nouvelle collectivité partenaire. C’est une province côtière du Centre-Sud qui compte 1,5 million d’habitants (3,5 millions après la fusion avec la province voisine de Gia Lai en 2025). La province a amorcé son virage en faveur de l’assainissement et exprime son besoin d’être appuyée dans l’élaboration de sa stratégie de développement de la filière. Les provinces vietnamiennes sont des collectivités locales d’un échelon territorial comparable aux régions françaises. Elles sont en charge des principaux services publics locaux : transports, infrastructures, santé, éducation, approvisionnement en eau, assainissement, déchets. Elles restent fortement soumises à la tutelle de l’État central, la décentralisation au Vietnam tendant davantage vers une forme de déconcentration.
Le Comité populaire est l’exécutif du gouvernement provincial et l’institution chargée de l’administration publique au niveau local. Il prépare et met en place les projets et programmes de la province. Il est assisté dans sa tâche par des services techniques spécialisés, dépendant des différents ministères de l’échelon central. L’eau et l’assainissement sont gérés par le Service provincial de la Construction en zone urbaine, et par le Service de l’Agriculture et de l’Environnement en zone rurale.
… avec l’assainissement comme axe prioritaire
Le secteur de l’eau potable a connu un développement constant et rapide au Vietnam ces 20 dernières années, notamment avec le concours de l’OMS, de l’UNICEF et de la Banque mondiale. Cet engagement a payé puisqu’en 2015, les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) ont été dépassés au Vietnam en matière d’approvisionnement en eau potable. Si l’accès à l’eau potable est encore un enjeu important, notamment en milieu rural, c’est sur l’assainissement que se concentrent désormais les nouvelles politiques sectorielles. La filière n’en est encore qu’à ses prémisses, avec un niveau de service encore très inférieur à celui de l’eau potable.
Dans les villes, l’assainissement est assuré par une combinaison complexe de dispositifs d’assainissement individuel (fosses septiques) et d’assainissement collectif (réseau municipal unitaire qui collecte les eaux pluviales et le trop-plein des fosses). La gestion quotidienne des égouts est assurée par des entreprises publiques d’hygiène environnementale qui couvrent plusieurs secteurs d’activité (collecte des ordures, curage des égouts, entretien des espaces verts et des cimetières). Elles sont, pour nombre d’entre elles, en cours de privatisation progressive, à l’image de l’ensemble du secteur urbain de l’eau et de l’assainissement au Vietnam. Les premières grandes stations d’épuration voient le jour depuis une vingtaine d’années dans les grandes villes.
Dans les campagnes, l’assainissement est quasi inexistant. Les eaux usées ne sont pas collectées et sont rejetées dans le milieu avec parfois un prétraitement en fosses septiques. Considérée comme une province-moteur du Centre Vietnam, la province de Binh Dinh/ Gia Lai souhaite développer un programme d’accès à l’eau et à l’assainissement ambitieux et a décidé de faire appel à la coopération internationale pour l’y aider. Elle souhaite tout particulièrement développer ses infrastructures d’assainissement : réhabiliter et développer les systèmes d’évacuation des eaux usées, investir dans des systèmes de traitement performants. De nombreuses difficultés freinent toutefois ce développement : filière récente, carence de planification, compétences limitées, budgets insuffisants pour satisfaire les investissements, absence de référence pour fixer un coût de redevance, adhésion des habitants insuffisante…
Un programme de coopération décentralisée constitué de plusieurs projets complémentaires et synchronisés
Ainsi, depuis 2018, les deux syndicats mettent en oeuvre un programme de coopération décentralisée avec leur province partenaire, encadré par un accord-cadre tripartite, portant sur le développement du secteur de l’eau potable et de l’assainissement. La prise en compte de ces deux filières indissociables est en effet impérative pour une bonne gestion du petit cycle de l’eau dans son ensemble. La majorité des actions sont réalisées au bénéfice de la ville d’An Nhon (185 000 habitants, 2e ville de la Province) qui a été choisie conjointement par les syndicats et la Province, du fait de sa cohérence d’échelle avec les bassins couverts par le SEAFF et le SFL sur leur propre territoire. An Nhon est constituée de 5 quartiers urbains centraux et de 10 communes rurales périphériques.
4 axes d’actions complémentaires de coopération ont été définis : 1. l’expertise technique portant sur la réalisation d’études techniques, de diagnostics, de schémas directeurs ; 2. la formation et le renforcement des compétences des services et entreprises provinciales en charge de l’eau et de l’assainissement ; 3. la sensibilisation/communication auprès des usagers des services d’eau ; 4. l’appui à la recherche de financements pour des projets d’infrastructures. Chacun de ces axes est décliné en un ou plusieurs projets spécifiques et reproductibles.
7 projets en 7 ans ont ainsi été réalisés ou sont en cours de réalisation avec la Province de Binh Dinh, pour un budget total engagé de 2 M€. Les projets disposent chacun d’une convention opérationnelle spécifique, avec un contenu et un budget prévisionnel propre :
• Projet 1 : Étude diagnostic de l’assainissement dans la ville d’An Nhon ;
• Projet 2 : Schéma directeur d’assainissement de la ville d’An Nhon à l’horizon 2040 et étude de préfaisabilité pour les aménagements prioritaires à 5 ans ;
• Projet 3 : Formation du personnel des sociétés publiques en charge de l’eau potable et de l’assainissement dans la province, par le biais d’échanges techniques avec les agents du SEAFF/SFL en France et au Vietnam ;
• Projet 4 : Sensibilisation des habitants de la ville d’An Nhon sur l’eau potable, l’assainissement et le raccordement des habitations aux réseaux d’eau potable et de collecte des eaux usées ;
• Projet 5 : Construction d’infrastructures sanitaires dans les écoles d’An Nhon (5A) ; sensibilisation des écoliers (5B) ; Mise en place d’un fonds d’entretien des nouveaux ouvrages sanitaires scolaires (5C) ;
• Projet 6 : Évolution pilote du modèle de service d’Alimentation en eau potable de 3 communes rurales de la ville d’An Nhon, inspiré des expériences de gestion intercommunale des 2 syndicats français SEAFF et SFL.
Plusieurs projets sont terminés et ont fait l’objet de bilans internes, réalisés avec les partenaires vietnamiens. Les Projets n° 1 et 2 (2022-2025) viennent de se terminer et seront prochainement évalués. Le Projet n° 6 est en cours de réalisation (2024-2026).
Deux nouveaux projets, n° 4.2 et 5.2-ABC, viennent d’être lancés pour un budget supplémentaire total de 600 000 €, et seront mis en oeuvre sur le terrain jusqu’en 2027.
Voici les principaux résultats et enseignements des actions mises en oeuvre à ce stade :
Le volet formation fut le premier projet de cette coopération avec des échanges techniques et des sessions de formation à destination des cadres techniques des compagnies d’eau, organisées en France et au Vietnam. Outre la prescription de conseils et de recommandations ciblées sur la gestion et l’exploitation des principales infrastructures d’eau de la Province, le projet a permis aux deux parties de prendre le temps de se connaître et d’échanger sur leurs spécificités territoriales, réglementaires, administratives, techniques et organisationnelles respectives. Cette compréhension plus fine du contexte et des contraintes de chaque partie permet de fluidifier les échanges et est gage d’une plus grande pertinence et efficacité des autres projets du programme. Très apprécié par les partenaires vietnamiens, ce volet d’activités a été reconduit une deuxième fois en 2023/2024 (Projet n° 3.2).
Le volet sensibilisation mis en oeuvre avec l’appui d’une association technique locale spécialisée en sensibilisation communautaire a permis de sensibiliser à domicile et lors d’évènements collectifs périodiques (4 campagnes de communication en 2 ans) les habitants des quartiers centraux de la ville d’An Nhon, en promouvant le raccordement au réseau d’eau potable. Ces animations populaires ont recueilli d’excellents résultats en termes d’augmentation des taux de raccordements au réseau AEP, passés de 60 % à 90 % dans la ville d’An Nhon. Un deuxième projet de sensibilisation, davantage axé sur le raccordement au futur réseau de collecte des eaux usées, a été lancé en 2025.
Le volet infrastructures a fait l’objet d’une communication de Cités-Unies-France en 2021. L’Ambassadeur de France au Vietnam et le Directeur de l’AFD Vietnam ont eu l’occasion de visiter les nouvelles infrastructures sanitaires construites dans 4 écoles d’An Nhon, que la Province présente comme des aménagements modèles, modernes et innovants, qu’elle souhaite étendre à d’autres bâtiments scolaires, administratifs ou de santé. Un deuxième projet similaire (Projet 5.2-ABC) a été lancé en 2025 et permettra l’aménagement de nouveaux blocs sanitaires (toilettes et lavabos) dans deux autres écoles primaires et deux collèges de la ville d’An Nhon.
Le volet expertise technique. Les Projets n° 1 et n° 2 ont été regroupés en un seul grand projet triennal portant sur la planification stratégique de l’assainissement à An Nhon à l’horizon 2040, et font l’objet d’une subvention de l’Agence française de développement (AFD) dans le cadre du dispositif FICOL (4). Ce projet s’est achevé en juillet 2025 et sera évalué en 2026. Le Schéma directeur définit notamment un zonage d’assainissement sur l’ensemble de la Ville. Une étude de préfaisabilité a permis de dimensionner le futur réseau de collecte des eaux usées, et les stations d’épuration qui seront construites dans les zones urbanisées. Des discussions sont en cours entre la Province et l’AFD pour le financement, sous forme de prêts internationaux, des aménagements prioritaires recommandés par cette étude.
Le volet expertise en gestion intercommunale.
Après plusieurs reports pendant la période Covid et un processus de montage réalisé avec l’appui du dispositif DCOL (5) de Cités-Unies- France, ce volet a été lancé sur le terrain en juillet 2024, pour une durée de 3 ans. Ce projet pilote porte sur l’alimentation en eau potable en zone rurale de 3 communes périphériques d’An Nhon. S’appuyant sur les méthodes de gestion intercommunale des syndicats, le projet devrait contribuer à l’amélioration des conditions d’accès à l’eau pour de nombreux foyers ruraux d’An Nhon, plus vulnérables et éloignés des services d’eau, et à une amélioration du service client en zone rurale.
Les partis pris et les succès partagés
Une coopération de long terme entre pairs de métiers de 2 territoires amis
La relation de coopération entre les syndicats des Eaux et la Province de Binh Dinh, (désormais Gia Lai), est pensée sur le long terme et basée sur une collaboration entre pairs de métiers franco-vietnamiens, chargés de la gestion et de l’exploitation d’infrastructures d’eau potable et d’assainissement. Au-delà des différences de pratiques et de culture, le fait technique, la notion de service public et la volonté d’accroître les performances de la filière pour améliorer le bien-être des habitants en matière d’accès à l’eau et à l’assainissement rassemblent les deux territoires.
Une gouvernance unique, des projets multiples
Il y a une seule et même gouvernance mise en place pour l’ensemble du programme de coopération décentralisée, basée sur un comité de pilotage politico-technique, un comité technique de gestion des projets, puis l’établissement de conventions opérationnelles spécifiques avec des budgets dédiés pour chaque projet constituant le programme. La synergie, l’articulation, la synchronisation et la coordination des projets entre eux est une préoccupation permanente de la gouvernance du Programme, dans une logique de cohérence, d’efficacité et d’économies d’échelle.
Des financements consolidés
Le financement de chaque projet est basé sur cette répartition : 70 % par la partie française/30 % par la partie vietnamienne. L’engagement financier fort de la Province sur les projets entraîne une mobilisation des services et agents à la hauteur des besoins. Les résultats sont au rendez-vous. Afin de mener plusieurs projets de manière simultanée sans dépasser les capacités de financement des Syndicats, le SEAFF et le SFL mobilisent plusieurs bailleurs de fonds en parallèle : l’AFD, l’Agence de l’eau Rhin Meuse et le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères.
Les moyens humains de l’action
Pour mener à bien tous ces projets simultanément, les syndicats et leurs partenaires vietnamiens s’appuient en premier lieu sur un portage politique fort de la part des élus des collectivités partenaires. Ils mobilisent par ailleurs leurs services internes, avec une implication forte, côté syndicats, de la Direction et des agents techniques et administratifs, et côté vietnamien, du Service provincial de la Construction, désigné par le Comité Populaire de la Province comme maître d’oeuvre de la coopération.
Les collectivités ont également recours à l’expertise privée. Le SEAFF et le SFL font notamment appel à une assistance à maîtrise d’ouvrage (AMO) générale sur l’ensemble de la coopération (cabinet Coop’eau Conseil) et à une assistance à maîtrise d’ouvrage technique sur certains projets spécifiques (notamment le bureau d’études Hydro conseil). Des bureaux d’études et des organisations locales sont également régulièrement mobilisés. Enfin, un correspondant local permanent, le cabinet vietnamien CCFV (6), assure l’interprétariat et facilite en continu la communication francovietnamienne. De son côté, la Province de Binh Dinh a recruté un agent interne 100 % dédié à la coopération et fait également régulièrement appel à des assistants à maitrise d’ouvrage (bureaux d’études, associations…). Les résultats sur les projets et l’efficacité de leur mise en oeuvre sont renforcés. Les syndicats et leur partenaire vietnamien sont persuadés que le volontarisme public et politique, associé à l’expertise privée et professionnelle, sont un modèle efficace pour la mise en oeuvre de projets de coopération internationale.
Mise en relation avec d’autres acteurs français de coopération
Les syndicats servent aussi d’intermédiaires pour mettre en relation leur province partenaire avec d’autres structures françaises aux compétences complémentaires. Un partenariat pour une coopération institutionnelle dans le domaine de la gestion intégrée de la ressource en eau (GIRE) a ainsi été engagé avec l’Agence de l’eau Rhin Meuse en 2022, qui a choisi de coopérer avec cette même Province, afin de s’appuyer sur le dynamisme et les bons résultats obtenus dans la cadre de la coopération du SFL et du SEAFF.
Réciprocité et perspectives
La coopération nécessite de s’adapter sans cesse à un cadre réglementaire, technique et culturel différent. Cela entraîne immanquablement des questionnements et un regard nouveau sur ses propres pratiques, ce qui apporte, d’un côté comme de l’autre, une saine remise en question, qui enrichit autant celui qui reçoit que celui qui transmet (bien que différemment). L’observation de pratiques ou matériels très différents (parfois très modernes) utilisés au Vietnam peut également donner des idées d’évolutions sur les pratiques françaises. Satisfaits des bons résultats de la coopération et désireux de consolider sur le long terme cette relation de territoires, les partenaires ont renouvelé les accords en février 2025, à l’occasion d’une visite en Lorraine d’une délégation de la Province de Binh Dinh. Une délégation du SEAFF et du SFL se rendra à son tour au Vietnam en janvier 2026, pour la tenue du Comité de pilotage annuel de la coopération.
Les discussions pourraient notamment porter sur le développement d’un service d’assainissement intercommunal dans la Province, s’appuyant sur l’expérience de gestion intercommunale des syndicats. Le directeur de l’AFD Vietnam a récemment encouragé les partenaires franco-vietnamiens à réfléchir en ce sens, y voyant une perspective de coopération particulièrement utile, qui pourrait servir de pilote à l’échelle du Vietnam en matière de structuration des services d’assainissement. L’une des composantes du nouveau Projet 4.2 lancé en juin 2025 avec l’appui de la DCTCIV (7) du MEAE, portera spécifiquement sur ce volet de structuration pilote d’un service d’assainissement. La récente réforme administrative et territoriale au Vietnam, qui a supprimé l’échelon intermédiaire des Districts (équivalent de nos Départements) et renforcé le rôle des communes, a en effet créé une nouvelle organisation particulièrement favorable au renforcement des collaborations intercommunales pour gérer des compétences techniques complexes comme l’eau potable et l’assainissement.
On voit avec ce retour d’expérience que deux syndicats des eaux de taille moyenne d’un territoire rural dans l’est de la France, qui se présentent spontanément comme « les petits poucets de la coopération », ont réussi en quelques années à devenir, selon les mots d’un représentant de l’Ambassade de France au Vietnam « des poids lourds » de la coopération au Vietnam, grâce à une volonté politique forte, à la mobilisation simultanée de leurs ressources internes (une Direction et des agents engagés) et de l’expertise externe (des consultants, des bureaux d’études et des organisations locales de terrain), ainsi qu’au au recours à l’effet levier pour accéder à diverses sources de financements dédiés à l’international, au premier plan duquel le désormais incontournable 1 % Oudin.
Une belle source d’inspiration !
notes:
1. Syndicat mixte eau et assainissement de Fontoy – Vallée de la Fensch
2. Syndicat mixte de production d’eau Fensch Lorraine
4. Facilité de financement des collectivités
5. Dispositif d’appui à l’action internationale des collectivités territoriales
6. Conseil en coopération France Vietnam
7. Délégation pour les collectivités territoriales et la société civile |