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Main basse sur l'eau



Lords of Water
film video internet Dec 2019 ; Durée: 88 min. ,
Aut. Jérôme Fritel
Ed.
Arte - Issy-les-Moulineaux
Téléchargeable sous format: Video flv (1 620 ko)
Téléchargeable chez l'éditeur
Résumé:
Le prometteur marché de l’eau s’annonce comme le prochain casino mondial. Les géants de la finance se battent déjà pour s’emparer de ce nouvel "or bleu". Enquête glaçante sur la prochaine bulle spéculative.
Réchauffement climatique, pollution, pression démographique, extension des surfaces agricoles : partout dans le monde, la demande en eau explose et l’offre se raréfie. En 2050, une personne sur quatre vivra dans un pays affecté par des pénuries. Après l’or et le pétrole, l’"or bleu", ressource la plus convoitée de la planète, attise les appétits des géants de la finance, qui parient sur sa valeur en hausse, source de profits mirobolants. Aujourd’hui, des banques et fonds de placements – Goldman Sachs, HSBC, UBS, Allianz, la Deutsche Bank ou la BNP – s’emploient à créer des marchés porteurs dans ce secteur et à spéculer, avec, étrangement, l’appui d’ONG écologistes. Lesquelles achètent de l’eau "pour la restituer à la nature", voyant dans ce nouvel ordre libéral un moyen de protéger l’environnement. En Australie, continent le plus chaud de la planète, cette marchandisation de l’eau a pourtant déjà acculé des fermiers à la faillite, au profit de l’agriculture industrielle, et la Californie imite ce modèle. Face à cette redoutable offensive, amorcée en Grande-Bretagne dès Thatcher, la résistance citoyenne s’organise pour défendre le droit à l’eau pour tous et sanctuariser cette ressource vitale limitée, dont dépendront 10 milliards d’habitants sur Terre à l’horizon 2050.

Le prix de la vie
De l’Australie à l’Europe en passant par les États-Unis, cette investigation décrypte pour la première fois les menaces de la glaçante révolution en cours pour les populations et la planète. Nourri de témoignages de terrain, le film montre aussi le combat, à la fois politique, économique et environnemental, que se livrent les apôtres de la financiarisation de l’eau douce et ceux, simples citoyens ou villes européennes, qui résistent à cette dérive, considérant son accès comme un droit universel, d’ailleurs reconnu par l’ONU en 2010. Alors que la bataille de la gratuité est déjà perdue, le cynisme des joueurs de ce nouveau casino mondial, au sourire carnassier, fait frémir, l’un d’eux lâchant : "Ce n’est pas parce que l’eau est la vie qu’elle ne doit pas avoir un prix."
Abstract:
They call it ’blue gold.’ Around the world, demand for water is exploding. By 2050, at least one in four will live in a country suffering from water shortages – creating ideal conditions for a new market…
Goldman Sachs, HSBC, UBS, Allianz, Deutsche Bank, BNP. Banks, investment funds and hedge funds are all rushing to invest billions of euros in anything related to water. A real monopoly of water has begun.
From California to Australia, from New York to London via Marseille, we investigate the financialization of water. New power relations are being established and access to water is being threatened.
It’s a battle taking place on many fronts: ideological, political, environmental, and of course, economic. The fate of nearly 10 billion inhabitants around the world depends on its outcome.

Mots clefs:

manque, rareté (DT) (OP) , marchandisation, privatisation (DT) (OP)

Pays concerné:

Australie (DT) (OP)

Editeur/Diffuseur:

Arte - Issy-les-Moulineaux
    

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