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Entre centralisation et appropriation locale



Une réforme de l'eau sous tension au Liban-Nord (Akkar)
article Jun 2013 ; 20 pages
Aut. Christèle Allès & Joëlle Brochier-Puig
Ed. EHESS - Paris
Téléchargeable sous format: PdF (430 ko)
Téléchargeable chez l'éditeur
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Résumé:
Les auteures s’intéressent à la centralisation de la gestion du service de l’eau potable dans le Akkar (nord du Liban) et aux nouvelles modalités d’accès qu’induit ce processus pour les populations locales. Dans cette région périphérique sévèrement touchée par la pauvreté, la faiblesse, voire l’absence, d’un réseau public avait conduit certains villages à mettre en place des offices gérés par des comités ou les municipalités. À l’occasion de la réforme du secteur de l’eau, des établissements régionaux de gestion ont été créés pour remplacer les anciennes structures locales jugées défaillantes. Guidées par une logique de reconstruction du service public et tenues d’atteindre l’autonomie financière, ces nouvelles administrations cherchent à améliorer leurs recettes en élargissant leur périmètre d’intervention, en augmentant leurs tarifs et en éliminant les solutions alternatives qui leur font concurrence. Localement, on assiste à de fortes résistances à cette reprise en main par l’État central.
Abstract:
This study examines the centralization of water management in Akkar (North Lebanon) and the conditions of access to drinking water that centralization entails for local populations. In a peripheral region severely affected by poverty, some villages have been forced to develop local services managed by committees or municipalities tasked with remedying the weakness or absence of public service networks. Following the water sector reform, new regional water management organizations were created to replace the existing local bodies, widely viewed as inadequate and inefficient. Focusing primarily on the reform of public services and the search for financial autonomy, the new bodies are currently seeking to increase their revenue by broadening their activities, increasing their rates and eliminating competing solutions. However, there has been resistance to centralization at a local level.
Sommaire:
• Une gestion locale héritée
- Les comités locaux : service public décentralisé ou palliatif au réseau public
- L’eau potable : instrument du contrôle notabiliaire et de la légitimité municipale
- Gestion locale et modalités d’accès au service
• Les enjeux d’une réforme centralisatrice
- Centraliser la gestion et étendre le service
- Construction de l’état ou renouvellement des intérêts privés ?
- Un impératif de rentabilité
• Une territorialisation négociée au cas par cas
- La dissolution des comités locaux : une appropriation réussie ?
- Les éléments d’une rhétorique décentralisatrice
- Qobayat : un service de qualité ayant bénéficié d’un soutien politique fort
- Fnaideq : entre blocages politiques et défaillances du service
• Conclusion

Public-Cible:

Tout public

Mots clefs:

accès à l'eau (CI) (DT) (OP) , législation, lois (CI) (DT) (OP)

Pays concerné:

Liban (CI) (DT) (OP)

Editeur/Diffuseur:

EHESS - École des hautes études en sciences sociales - Paris
    

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