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Statut, hygiène, sécurité et conditions de travail des récupérateurs et recycleurs de déchets informels à Addis Abeba, à Ho Chi Minh Ville, à Antananarivo et à Bogota



rapport Dec 2012 ; 58 pages
Ed. ENDA Europe - Paris ENDA Océan Indien - Antananarivo
Téléchargeable sous format: PdF (7 230 ko)
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Résumé:
Dans les 4 villes couvertes par l’étude, c'est à dire Bogotá (Colombie), Antananarivo (Madagascar), Ho Chi Minh Ville (Vietnam) et Addis Ababa (Ethiopie), environ 40 000 personnes travaillent de manière plus ou moins informelle dans la récupération de déchets et le recyclage. Une minorité de ces travailleurs sont organisés dans des associations ou des coopératives.
A Antananarivo, Addis Abeba et HCMV, le service public se concentre sur le transport des déchets depuis des stations de transfert vers des décharges et n’effectue la collecte en porte à porte que dans un nombre limité de quartiers, situés en général en centre-ville et le long des routes principales. Les autres habitants, en particulier ceux vivant dans des petites allées inaccessibles pour les camions ou dans des quartiers précaires, font appel à des acteurs communautaires pour la collecte de leurs déchets. Antananarivo est un cas spécifique car les pré-collecteurs ne travaillent pas sous la supervision des autorités locales mais sous celle de comités communautaires.
Ainsi, les collecteurs “informels” de déchets deviennent de moins en moins informels dans les 4 villes, ce pourquoi le « I » de IWPAR correspond davantage à l'adjectif « indépendant » qu'à l'adjectif « informel ».
Le profil-type du travailleur des déchets interrogé dans les 4 études est une femme de moins de 40 ans, avec des enfants, n’ayant pas eu accès à l'école, ou seulement à une éducation primaire.
L’utilisation d’équipements de sécurité est courant parmi les acteurs organisés (près de 100% des précollecteurs ou recycleurs utilisent des gants, des uniformes et des bottes) mais rare parmi les acteurs indépendants. Les pré-collecteurs indépendants tendent à être moins bien équipés, et les collecteurs de matériaux recyclables et de déchets ne sont généralement pas du tout équipés.
La proportion d’IWPAR qui se rendent chez un médecin régulièrement est inférieure à 60% dans les 4 villes. Les deux raisons principalement avancées sont la peur de découvrir certaines maladies (sachant qu’ils ne pourront pas s’en offrir le traitement) et le manque d’argent.
Les recommandations émises par chaque étude locale se concentrent sur le plaidoyer auprès de l’administration municipale, en particulier afin d’améliorer la coordination entre la collecte municipale formelle et la pré-collecte effectuée par les IWPAR, et afin d’augmenter la rémunération des travailleurs. Elles confirment aussi le besoin d’améliorer l’équipement de travail des IWPAR, leur accès aux services de santé, et soulignent la nécessité d’introduire des mécanismes pour les questions familiales (aspects médicaux, de citoyenneté, et d’éducation des enfants).

Mots clefs:

déchets solides (DT) (OP) , hygiène (DT) (OP) , métier - profession (DT) (OP) , sécurité des personnes (DT) (OP)

Pays concernés:

Colombie (DT) (OP) , Ethiopie (DT) (OP) , Madagascar (DT) (OP) , Vietnam (DT) (OP)

Editeurs/Diffuseurs:

ENDA Europe - Paris
    

ENDA Océan Indien - Antananarivo - Madagascar
    

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