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Compétition sur les ressources hydrauliques et marginalisation sociale : à qui profite la disparition des canaux ? Le cas des oasis de Gabes en Tunisie



article Jan 2011 ; 12 pages
Aut. Habib Ayeb
Ed. LPED - Marseille
Téléchargeable sous format: PdF (190 ko)
Téléchargeable chez l'éditeur
Résumé:
La politique hydro-agricole post-coloniale en Tunisie est conduite dans le cadre de « l’idéologie de l’irrigation » et de la « modernité » avec des choix techniques comme les barrages, les forages profonds, les réseaux de transferts entre les régions, la mécanisation de l’agriculture et de l’irrigation et l’introduction de nouvelles technologies et modes de gestion de l’eau. Cette modernisation technique a permis la généralisation de l’irrigation, partout où elle est possible, et l’extension des espaces irrigués dans les déserts et les steppes, notamment autour des oasis et dans la Djeffara (sud-est). Ainsi, cette politique, dans laquelle l’expert joue un rôle central, a fortement modifié les paysages agricoles, hydrauliques et sociaux, avec l’apparition de plusieurs formes de marginalités sociales et territoriales. Matériellement cela se traduit, notamment, par le remplacement des canaux en terre par des réseaux cimentés et imperméables et des pipelines de tailles et de longueurs différentes. Socialement, on assiste à une marginalisation de la petite paysannerie et de l’agriculture vivrière au profit de l’agrobusiness. Dans la région de Gabes, on estime, qu’entre les années 1980 et aujourd’hui, les zones traditionnellement irriguées ont été divisées par deux, alors que la surface globale irriguée a été multipliée par deux. A qui profite donc la disparition des canaux ?

Public-Cible:

Tout public

Mots clefs:

irrigation (DT) (OP) , oasis (DT) (OP)

Pays concerné:

Tunisie (DT) (OP)

Editeur/Diffuseur:

LPED - Laboratoire Population Environnement Développement - Marseille
    

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