retour imprimer Aide Situer sur une carte
Programme Eau Assainissement sur la Communauté Rurale des Agnam (partenariat Département de Matam Département de la Drôme) 

Géolocalisation
Lieu: Agnam

[Matam / Matam] - Sénégal

Dates: 2009 : 24 mois


M. ouvrage: Conseil Rural d'Agnam Civol

Partenaires
  ADOS Matam
  ADOS Bourg les Valence
  AE Rhône Méditerranée Corse Lyon
  CD 07 Privas
  DRH Saint Louis
  SEMIS Dakar

Budget global:
256.998 €

Contexte:
La Communauté Rurale des Agnam compte 15 villages constitués d'une localité centrale et de plusieurs hameaux plus ou moins éloignés de ce centre.
Selon des critères agro écologiques, le territoire peut être subdivisé en trois zones :
- le Waalo, constitué du Daande Maayo (bordure du fleuve) et du Waalo proprement dit, c'est-à-dire la plaine d'inondation du fleuve (Kolangal) cultivée à la décrue.
- le Goudron ou Diediegol ou Bas Dieri, zone intermédiaire entre le Waalo et le Diéri, a une forte densité humaine liée au fait qu'elle est à l'abri des inondations et que la nappe phréatique n'est pas très profonde (entre 20 et 30 mètres).
- le Dieri ou Ferlo est la zone la plus vaste zone mais la moins densément peuplée du fait des conditions de vie très difficiles et de sa vocation de zone pastorale.
Le réseau hydrologique de la Communauté Rurale est constitué par :
- des nappes localisées et dispersées, peu profondes mais de faible capacité et dont les niveaux baissent avec la sécheresse. Elles sont accessibles par des « céanes » ou des puits d'une profondeur de 10 à 15 mètres.
- des nappes de fracture en sous sol imperméable, qui nécessitent la réalisation de puits améliorés ou de forages. Ces nappes se situent entre 25 et 60 mètres dans la partie nord de la Communauté Rurale, et entre 60 à 80 mètres dans le Ferlo. Les problèmes d'accès à l'eau y sont très préoccupants.

La gestion de la ressource en eau est considérée comme un service public. Son accès est payant depuis 1977 afin de permettre la maintenance des infrastructures. Les redevances sont collectées par un comité local de gestion, mensuellement, par quartier et par propriété. Aujourd'hui, les installations sont vétustes et, en raison de leur corrosion, des fuites répétitives occasionnent souvent l'arrêt du pompage à perte sur plusieurs jours. Or, les recettes collectées par le comité de gestion ne peuvent couvrir le coût du renouvellement de l'équipement et il n'existe pas de subventions publiques mobilisables pour financer ces dépenses.
Dans les villages où l'habitat est dispersé, la problématique de l'hygiène et de l'assainissement se pose de façon aiguë. Les populations s'approvisionnent au niveau des mares temporaires en saisons des pluies (53% de l'eau consommée provient de sources non protégées, mares et marigot) et s'exposent aux maladies hydriques qui sont l'une des causes principales de la mortalité infantile. En saison sèche, ces populations opèrent de grandes migrations. Conséquemment, les villages dotés de puits se heurtent au problème de la sur-utilisation des équipements qui rend très pénible l'approvisionnement en eau (longue attente autour du point d'eau, recherche d'autres points d'eau souvent encore plus éloignés), d'autant plus que les puits sont très profonds (entre 60 et 80 mètres) et ne disposent d'aucun équipement pour faciliter l'exhaure (c'est à la corde que les femmes tirent l'eau).
L'activité économique de la région est essentiellement l'élevage extensif avec des déplacements permanents des troupeaux à la recherche de pâturage et de points d'eau (la transhumance). Ces déplacements rendent très difficile une gestion maîtrisée du bétail et génèrent des conflits entre agriculteurs et éleveurs (80 % de l'espace occupé du département de Matam est concerné). En effet, l'attractivité que crée l'existence d'un point d'eau induit des tensions dues au partage des autres ressources (foncières, forestières etc.) et consécutives à l'installation temporaire de populations dans ces zones où les ressources foncières sont déjà très sollicitées.

Par ailleurs, le réseau de collecte d'eaux usées est pratiquement inexistant et les effluents sont généralement déversés dans la nature. L'assainissement rural est, quant à lui, essentiellement individuel et se compose de latrines et d'édicules publics, les eaux usées domestiques étant évacuées des bacs à laver par des puisards.

Fort de ces constats, le Conseil Rural de Agnam Civol a inscrit la problématique de l'accès à l'eau et à l'assainissement comme actions prioritaires de son Plan de développement local.

Historique:
Depuis 1999, le Conseil général de l’Ardèche, conduit une politique de coopération décentralisée avec des collectivités locales du Département de Matam. La mise en œuvre de ce programme pluriannuel répond à l’objectif d’appui au développement local et au renforcement des institutions territoriales issues de la réforme de la décentralisation sénégalaise de 1996, qui a transferé aux collectivités un certain nombre de compétences, mais sans que les moyens pour les exercer pleinement ne le soit concomitamment. En particulier, il vise à :
- renforcer la maîtrise d’ouvrage institutionnelle des collectivités (encourager les collectivités locales à définir une politique locale de développement, les aider à piloter une relation partenariale...)
- renforcer la maîtrise d’ouvrage opérationnelle des collectivités dans la mise en œuvre de projets et dans leur mission de service public
- accompagner les acteurs locaux dans l’identification et la mise en œuvre de leurs partenariats avec leurs homologues du Nord (dans le cadre de la mise en œuvre des plans locaux de développement et notamment autour des actions annuelles).
Le Conseil général de l’Ardèche soutient ainsi depuis 10 ans la réalisation de projets d’équipements et d’infrastructures répondant aux besoins sociaux de base : hydraulique, santé, éducation, formation… . Ces projets s’accompagnent d’un appui technique aux partenaires. Le Conseil général en a confié la maîtrise d’œuvre à l’ADOS (Association Drôme Ardèche Ourosogui), ONG franco-sénégalais.

Objectifs:
Le programme cherche par l’amélioration de l’accès à l’eau à lancer une dynamique de développement. Au-delà de la satisfaction des besoins vitaux en eau pour les hommes et le bétail, il vise à :
- améliorer la santé publique dans les villages ne disposant pas d'équipement grâce à une maîtrise renforcée de la qualité de l’eau
- améliorer la gestion des équipements (forages équipés) dans les villages qui en disposent afin d’assurer une pérennité dans l’offre de service.
Sur le volet assainissement, alors que tout reste à faire, l'objectif est d’impulser une sensibilisation à la question de l’hygiène autour des points d’eau afin d’en encourager la désinfection et le nettoyage.

Description de l'action:
Le projet prévoit l'équipement de 7 villages du DIERI en :
- accès à l'eau potable (par fonçage de puits, raccordement aux forages existants, installation de matériel d'exhaure, multiplication des points d'eau individuels équipés de puisards pour évacuer les eaux stagnantes et éviter la contamination, etc.)
- infrastructures d'assainissement (dalles anti-bourbier, édicules publics, espaces de lavage, etc.)
Par ailleurs, des actions de sensibilisation sur l'hygiène seront menées avec les services sanitaires et les cadres de concertations locales, afin de réduire les mauvais comportements des usagers (économiser l'eau, éviter les mares d'eau stagnantes qui véhiculent des maladies), notamment à l'attention des femmes chargées des corvées d'eau et de l'hygiène familiale.
Enfin, le programme prévoit le renforcement des capacités organisationnelles et de gestion des organes responsables du fonctionnement des équipements.

L'ADOS est chargée de l'appui et l'accompagnement de la collectivité locale à toutes les étapes du projet.
Les districts sanitaires seront associés à la mise en œuvre des sessions de formation - sensibilisation.
Les Comités de gestion ASUFOR assurent la gestion communautaire des équipements. La formation de ces comités de gestion donnera lieu à une Association des usagers du forage. L'exploitation des équipements est assurée par une équipe de permanents rémunéré par les villages, et sous la tutelle du Conseil Rural et du comité de gestion.

Partenaires: Communauté rurale des Agnams
Direction de l’hydraulique
Service de l’assainissement
Autres partenaires (OCB, association de migrants, entreprises)
Villages bénéficiaires
ADOS
Conseil général de l’Ardèche
Partenaires techniques: Direction de l’hydraulique
Service de l’assainissement
ADOS
Fédération des usagers de forages de Matam
Financeurs: Conseil Général de l'Ardèche
Agence de l'Eau Rhône Méditerranée Corse
Autres partenaires publics et privés
Conseil Rural des Agnam
Commune de Félines
Commune de la Voulte
Syndicat des Eaux
Associations villageoises, association de migrants
Service de l'hydraulique
Bénéficiaires: 15.253 bénéficiaires.

Classement:
Sous-secteur d’intervention: assainissement , eau potable
Milieu d’intervention: rural

-> Fiche correspondante sur l'Atlas du MAEE


Source:
Conseil Général de l'Ardèche / ADOS

Types de financement:

Collectivité , Collectivités loi Oudin , Agences de l'eau

Organismes et Contacts

Association au service du développement local & citoyen lire plus... allée du Concept bât A
Quartier Girodet
26500  Bourg les Valence
France
Tél.: +33 4 75 55 99 90
Fax: +33 4 75 42 25 62
  courrier[à]ados-association.org
http://
Cellule de Planification, de Coordination et de Suivi des Programmes lire plus... Villa n° 36 Cité Fort B - Route des Pères Maristes – Hann
BP 47316
Dakar
Sénégal
Tél.: +221 33 859 04 99
Fax: +221 33 832 14 34
Dame Ndiaye
Chargé des Opérations Eau-Assainissement
Conseil Départemental de l'Ardèche lire plus... Quartier de la Chaumette
Hôtel du Département
BP737
07007  PrivasCedex
France
http://
Isabelle Seren
Directrice de la communication Collaboratrice de cabinet en charge de la coopération décentralisée
Cabinet du Président
   © pS-Eau 2022