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AEP et assainissement à Drabna Sud - Coopération Bordeaux/Casablanca 

Géolocalisation
Lieu: Bouskoura

[Casablanca-Settat / Nouaceur] - Maroc

Dates: 2018 : 25 mois (Terminé)

Partenaires
  AE Adour-Garonne Toulouse

  AIMF Paris
  Mairie de Casablanca Casablanca

  Toulouse Métropole Toulouse

  Ville de Bordeaux Bordeaux

  Ville de Bouskoura 

Budget global:
1.084.269 €

Contexte:
Localisation du projet
Drabna est un lotissement clandestin situé à la limite de la ceinture urbaine de Casablanca au Maroc. Séparé en deux par l’autoroute Rabat-Casablanca, la partie Nord est en cours de travaux de raccordement et est domiciliée sur la Commune Urbaine de Casablanca. La partie Sud est en attente de financement pour le raccordement des foyers aux services d’eau et d’assainissement, et est située sur la commune de Bouskoura (Grand Casablanca). Le projet s’inscrit dans le programme INDH-INMAE, Initiative Nationale de Développement Humain lancée par le Roi Mohamed VI en 2005.

Contexte
Drabna Sud était jusqu’à la fin des années 1980 une zone d’exploitation agricole. Durant les années 90, plusieurs centaines de parcelles ont été valorisées suite à des opérations de morcellement de terrains, essentiellement privés. Les parcelles ainsi vendues ont été progressivement construites par les acquéreurs titulaires de simples contrats de vente sous seing privé, non enregistrés à la Conservation Foncière. La prolifération anarchique de l’habitat non réglementaire sur cette zone s’explique en partie par sa proximité du centre urbain de Casablanca, la rendant attractive pour de nombreux marocains issus du monde rural et de casablancais des quartiers populaires à la recherche d’emplois et de logements peu onéreux. Sur les 660 foyers (environ 4000 habitants) que compte Drabna Sud, 10% sont locataires, et 90% « propriétaires » (informels). Ces derniers sont pour environ un tiers d’anciens locataires des quartiers populaires de Casablanca, exclus de par leurs revenus modestes des opérations immobilières classiques. Ils ont pu accéder à la propriété en construisant leur propre logement, sur un terrain non viabilisé et sans respecter les règles d’usage de l’habitat et de l’urbanisme.

La situation en termes d’eau et d’assainissement de cette zone est ainsi particulièrement préoccupante. L’accès précaire à l’eau potable et l’absence d’assainissement liquide et solide entraînent en effet des conditions de vie difficiles. Les femmes et les enfants sont les premières victimes de l’absence de services essentiels, étant en charge des corvées de transport de l’eau potable depuis la borne fontaine et les plus touchées par les maladies liées à l’insalubrité.

En ce qui concerne plus spécifiquement la situation en eau :
L’AEP est effectuée par le biais de bornes fontaines à gardien gérant. Une association de distribution de l’eau gère les relevés des compteurs individuels à partir du compteur général de l’ONEE (Office National de l’Eau et de l’Electricité), pour des factures moyennes de 70 dirhams (6€). Notons que depuis près de 5 ans, une association a décidé d’effectuer une « extension » illégale du réseau, à partir de la borne fontaine, afin de faire bénéficier du service quelques foyers, dans une démarche lucrative. Dans ce contexte, les populations ont exprimé le souhait de passer au système formel, c’est-à-dire passant par un raccordement en bonne et due forme au réseau d’eau potable géré et distribué par le Lydec.

En ce qui concerne plus spécifiquement la situation en assainissement :
Le quartier ne dispose pas de réseau d’assainissement. Les logements sont équipés de fosses individuelles, non conformes (non sceptique) et devant être régulièrement curées du fait de débordements fréquents pour des montants relativement élevés (environ 200 dirhams, 18 €) pour ces populations populaires. Les eaux grises sont déversées dans la rue. Dans ce contexte et compte tenu des débordements des fosses individuelles, eaux grises et noires se déversent dans l’espace public et des zones de stagnation se forment par temps de pluie. Compte tenu des risques sanitaires posés par cette situation, les populations expriment fortement le besoin de mettre en œuvre une évacuation des eaux usées.



Description de l'action:
Alimentation en eau potable
Estimés à un total de 3 870 000 dirhams, soit environ 347 000€, il s’agira d’assurer un raccordement des ménages (3500 habitants) au réseau existant de Casablanca, en réalisant les réseaux structurants eau potable / réseaux In sites et branchements d’eau potable (transport et distribution ; branchements à domicile).

Assainissement
Estimés à un total de 8 080 000 dirhams, soit environ 725 000€, il s’agira de réaliser pour les ménages (3500 habitants) les réseaux Hors site et In site d’assainissement eaux usées et pluviales (collecte et transport ; branchements à domicile).

Classement:
Sous-secteur d’intervention: assainissement , eau potable , eaux pluviales (gestion)
Milieu d’intervention: péri-urbain
Activité principale du projet: infrastructure/équipement
Contexte d’intervention: usage domestique
Type d’ouvrage eau potable: branchement domiciliaire
Mode de gestion: gestion municipale
Source d'énergie pour l'exhaure: énergie électrique
Type d’intervention assainissement hygiène: equipement assainissement/hygiène domestique , évacuation par réseau


Types de financement:

Collectivité , Collectivités loi Oudin
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