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Alimentation en eau potable par pompage solaire du village de Madiokely situé à 400km de la capitale de Madagascar. 

Dates: 2014 : 12 mois (Terminé)


M. ouvrage: Commune de Dabolava

Partenaires
  AE Seine-Normandie Nanterre
  Région Ile-de-France Saint-Ouen
  Taratra Antananarivo
  Tsimoka France Paris

Budget global:
65.000 €

Contexte:
Lieu : Fokontany de Madiokely, Commune Dabolava (à 8km), District de Miandrivazo (à 50km), Région Menabe. Le village est traversé par la RN34 entre Antsirabe et Morondava.

- Le point de puisage est une source de nappe d’arène dont le captage est amélioré avec un ouvrage en béton armé mais fissuré le long de la fondation et le débit d’étiage est faible et n’arrive pas à satisfaire les besoins de la population.
- Durant la période de pluie, la qualité ne répond pas aux normes car l’eau est très turbide (couleur jaune) ; on ne connaît pas non plus la qualité physicochimique et bactériologique à cause de la fissure au niveau de l’ouvrage. Actuellement, le débit de captage est de 20 litres par minute (vers la fin de la saison de pluie),
- Les habitants, surtout les femmes et les enfants, responsables du puisage au niveau de la famille, doivent faire un trajet aller-retour de 600 mètres avec un dénivelé de 70 mètres pour avoir l’eau nécessaire à leur besoin domestique (cuisson, boisson, vaisselle) qui est de 12 litres par jour/personne. Et si une personne seulement au niveau du ménage s’occupe de la recherche de l’eau à la source, elle doit faire 5 fois le trajet (3 kilomètres) en une journée avec un fardeau de 12 kg en remontant la pente jusqu’à sa maison.
- Durant la saison de pluie, le sentier qui mène jusqu’au point d’eau est très glissant et les enfants ont eu toujours des mauvaises surprises durant le transport de leur seau ou jerrican. Pendant cette période, plusieurs familles sont contraintes à payer quelqu’un pour ramener l’eau chez eux ; pour cela elles doivent débourser 100 Ariary par bidon/jerrican de 15 à 20 litres.
- Enfin, étant donné le nombre de la population de la localité de Madiokely (2 500 habitants), on observe aussi des queues de seaux ou de jerricans près du captage de source.
Par exemple, en Septembre 2011, une femme a fait la queue pendant 45 minutes pour avoir son seau de 12 litres rempli d’eau malgré les 3 tuyaux de prise d’eau au niveau du captage. Ce qui veut dire que la corvée d’eau fait perdre énormément de temps aux femmes et aux enfants, et un frein pour la ponctualité et la présence de ceux-ci à l’école.

- Les maladies les plus fréquentes dans le village sont la diarrhée, la gale et la conjonctivite ; ce sont les premières catégories pathologiques liées à la mauvaise qualité de l’eau. Il n’y a pas de centre de santé ; un médecin y passe une fois par semaine. Le centre de santé CSB2 le plus proche se trouve dans le chef-lieu de la Commune à 8 km et l’hôpital le plus proche au chef-lieu de district à 50km.

- A propos de l’hygiène et de l’assainissement, à cause des coutumes locales et par habitude, la population n’utilise pas les latrines : en effet, les coutumes ancestrales amènent certains à considérer les latrines comme quelque chose de sale, malsaine, contrairement à l’éparpillement des excréta humain dans la nature. Des tabous persistent comme celui par exemple qui interdit à un frère de partager la même latrine que sa sœur.
Presque tout le monde pratique la défécation à l’air libre. De la discussion avec une partie des femmes et des hommes dans le village, nous avons constaté que si on expliquait clairement l’intérêt de l’utilisation des latrines avec des méthodes de sensibilisation adaptées, c’est à dire, respectueuses de leur sensibilité, de leur mode de pensée, de leur vision des choses et de leur système de valeurs, on arriverait peut-être à convaincre et persuader les plus résistants.
Pour le lavage des mains avec du savon, la plupart des villageois (es) le font d’après eux, 3 fois par jour mais souvent sans savon.
Les enfants et les femmes prendraient un « bain » deux fois par semaine environ dans la rivière, située non loin du point d’eau ; tandis que les hommes en prendraient au maximum une fois par semaine.
Les deux écoles primaires du village n’ont pas de latrines répondant aux normes, dans l’une des écoles, celles destinées aux jeunes filles ne sont pas séparées de celles des garçons. Il n’y a pas du tout de lave-mains dans les deux écoles.
Enfin, personne ne s’occupe du service d’accès à l’eau potable, à l’hygiène et à l’assainissement.


Historique:
Des représentants de l’association TSIMOKA sont passés dans le village en 2010 et ont rencontré les leaders d’opinion des villageois. Ceux-ci étaient unanimes en déclarant que beaucoup de problèmes se posent à la population du village mais la priorité des priorités c’est cet acheminement en eau potable si Tsimoka peut les aider.
Les deux entités se sont accordées lors de cette rencontre que si ce projet se déroule, les villageois doivent aussi y participer et contribuer selon ses moyens.
Cela nécessite des moyens financiers et ceci n’est pas facile d’obtenir.
Ce ne sera donc pas de l’assistanat. Puis il faudrait qu’à terme le village soit autonome dans la production, la distribution et la gestion technique et financière de ce projet.



Objectifs:
Améliorer les conditions de vie, notamment des enfants et des femmes, en acheminant l’eau potable vers le village par de pompes fonctionnant à l’énergie solaire, distribution de l’eau dans le village dans des bornes fontaines et des lavoirs puis construction de latrines et de lave-mains pour les écoles primaires.

Description de l'action:
- Installer 22 panneaux solaires 150Wc, une pompe immergée 24V avec contrôleur, un réservoir tampon de 20 000 litres, 3 citernes de 5 000 litres, 4 Kiosques à 2 robinets situés à des endroits différents répartis dans le village, 2 lavoirs.
- Former les techniciens locaux sur la technologie du solaire et l’entretien de toute l’installation. (Par le partenaire local maître d’œuvre).
- Amener 5 villageois à visiter d’autres sites semblables réalisées par le maître d’œuvre pour voir de visu ce qui les attendent en matière d’organisation et de gestion.
- Mettre en place un Comité de Gestion de l’Eau conforme au Code l’eau et ses procédures.
- Construire 2 latrines à 5 cabines, 2 pissoirs garçons et filles et des lave-mains à 4 robinets dans les deux écoles primaires du village pour diminuer la défécation à l’air libre et l’apprentissage de l’utilisation du savon dès le jeune âge.
- Former les villageois à la gestion organisationnelle, technique et financière de l’eau, à une meilleure nutrition, à l’hygiène, la santé et à l’assainissement.
- Réaliser des actions de sensibilisation au développement et à la solidarité internationale en île de France à l’occasion de différentes activités de recherche de financement et des manifestations comme la « semaine de solidarité internationale », jusqu’aux restitutions à Madagascar et en France.


Eléments complémentaires:
Résultats :

Le village de Madiokely est alimenté en eau potable par un système de pompage solaire
Toutes les installations sont réalisées, tout fonctionne correctement. Le débit est bon. L’eau arrive actuellement à tous les points de distribution prévus au village. Les villageois sont en train de s’organiser selon ce qu’ils ont appris pour bien gérer et distribuer l’eau potable.
Le système de gestion du réseau est mis en place, c’est un comité de d’eau amélioré composé de 12 personnes. Leur rôle est de décider sur l’ensemble de la gestion du système (prix de l’eau, extension, supervision du personnel. Pour la gestion quotidienne de l’exploitation, elle est assurée par un gestionnaire recruté et salarié. 6 fontainiers assurent la distribution quotidienne au niveau des kiosques et des lavoirs. Un contrat de gestion délégué à la communauté lie la commune avec le comité de l’eau.
Le prix de l’eau est structuré comme suit : i) fonctionnement ; ii) entretien et maintenance (de base et périodique) ; iii) assurance et surveillance de la qualité de l’eau ; iv) taxe communale (4%) ; v) taxe d’assainissement (2%) ; vi) protection de la source ; vii) amortissement de la pompe (5 ans); viii) Extension. On note qu’un plan d’affaire a été étable pour l’exploitation du système.
Le coût de l’eau est 2,5 Ar par litre.
Au niveau des écoles, un comité composé du FRAM, du personnel enseignant et d’un représentant des élèves assurent la gestion des installations au niveau des 2 écoles.
De même, un comité a été mis en place au niveau du fokontany pour continuer les actions sur l’hygiène, l’assainissement et l’aménagement du fokontany.


Perspectives :
- Tsimoka France, ses représentants à Madagascar et l’ONG Taratra continuent de suivre le fonctionnement des installations et surtout le contrôle et l’organisation du Comité de l’Eau sur tous les plans jusqu’à leur autonomie totale pendant au moins 2 / 3 ans.
-
- Extension du réseau vers la partie Sud de la localité ;
- Alimentation en eau de 2 nouveaux fokontany.
- Comme l’eau arrive au village actuellement, les enfants peuvent aller davantage et à plein temps à l’école : les parents d’élève et les enseignants ont demandé à Tsimoka de les aider à un nouveau projet « Amélioration de l’éducation et des infrastructures scolaires » qui consiste en la construction d’un Collège d’enseignement Général et la refonte des bâtiments des écoles primaires actuelles. Toutes ces installations seront aussi alimentées par énergie solaire.
- Ce projet est soutenu par les autorités locales en matière d’éducation (Commune, District, Région et MEN) et de travaux publics. Ce projet est en cours de recherche de financement. Une partie est déjà obtenue.
- Dès que ce dernier projet démarrera, 4 Fokontany de la Commune attendent de la part de Tsimoka et son partenaire local de réaliser leur acheminement en eau potable pour leur populations (15 000 bénéficiaires en tout).
Equipements :
a- Une ancienne source : réhabilitée
b- Les différents éléments de l’installation :
- Un captage des sources par drain /buse dial 1 m
- Un réservoir tampon de 20m3 dans la vallée près des sources avec la pompe immergée Lorentz PS 4 000 CSJ 25 4 m3/h HMT 100m
- 22 panneaux solaires SW 50 montés en string (150W 12 V) et la cabine de commande avec le contrôleur
- 3 réservoirs en plastique de 5 000 litres dans le village avec sur leur support
- 4 kiosques : lieux de distribution de l’eau avec compteur
- Deux lavoirs dans le village de 10 places chacun avec 2 fontaines
- Latrines à 5 cuvettes et doubles fosses, robinets lave-mains, pissoirs pour garçons et filles et les lave-mains dans les 2 écoles primaires. Une cabine pour les filles en phase de menstruation.

Classement:
Sous-secteur d’intervention: eau potable
Activité principale du projet: infrastructure/équipement , renforcement des capacités , sensibilisation
Contexte d’intervention: école
Type d’ouvrage eau potable: bornes fontaines
Source d'énergie pour l'exhaure: énergie solaire
Type d’intervention assainissement hygiène: bloc sanitaire public

Organismes et Contacts

Organisation Taratra lire plus... Lot II L 73 Bis
BP 6315
Antananarivo101
Madagascar
Tél.: +261 20 22 366 90
Fax: +261 20 22 663 06
Arsène Raveloson
Coordinateur
Tél.: +261 20 22 366 90
portable: +261 34 28 124 23
Fax: +261 20 22 663 06
Tsimoka Argenteuil-Bezons lire plus... Boulevard du Général Leclerc
95100  Argenteuil
France
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Hugues Rajoharison
Responsable Projets
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