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en Méditerranée
Coopération décentralisée et non-gouvernementale en Méditerranée

Le constat en Méditerranée est flagrant, 108 millions de personnes pauvres en eau en l’an 2000. Ce chiffre signifie que 108 millions de personnes disposent de moins de 1000 m3 d’eau par habitant et par an.
L’eau est une ressource rare et fragile en Méditerranée. Elle est également mal répartie et par conséquent elle peut être cause de conflit majeur.
Selon les prévisions du Plan Bleu, « les pressions sur les ressources en eau s’accroîtront encore de façon sensible au Sud et à l’Est et 63 millions de Méditerranéens disposeront de moins de 500 m3/hab/an (seuil considéré de “pénurie”) à l’horizon 2025.
La part des approvisionnements en eau non durables, provenant de sources fossiles ou de surexploitations, s’accroîtra (jusqu’à 30 % à Malte ou en Libye). On constatera dans ces conditions un épuisement rapide de certaines ressources fossiles et une poursuite de la destruction d’aquifères côtiers par intrusion d’eau de mer.
La qualité des eaux et des systèmes aquatiques, dont leur biodiversité sera aussi affectée par la croissance des rejets industriels et urbains et par la réduction des écoulements résultant de l’augmentation des prélèvements. La poursuite de la régression des zones humides est probable. Ces perspectives exacerbent les facteurs d’accroissement de la vulnérabilité en eau (coûts, santé, conflit). »
Ainsi aux tensions sur les ressources naturelles en eau viendront et viennent déjà s’ajouter des dégradations et pollutions d’origine humaine qui en modifient le régime ou la qualité, ce qui limite encore les possibilités d’usage.
Ceci entraine :
- Une augmentation du prix de l’eau
- Un accroissement des risques sanitaires
- Des risques de conflits d’usage
L’agriculture est le premier secteur consommateur d’eau. Elle absorbe 65 % de la demande totale dans le bassin méditerranéen (48 % au Nord et environ 80 % au Sud et à l’Est).
